Mercredi:
Deuxième jardin, celui du "Maître des filets".
Ce jardin est plus petit mais magnifique. Il n'y a que les chinois
pour réussir une telle harmonie entre l'eau, les plantes, les
arbres, les ponts sur une si petite surface.
Le «paysagisme»
classique chinois, cet art consistant à recréer des
paysages naturels en miniature, n'est nulle part mieux illustré
que dans les quatre jardins de la ville historique de Suzhou.
Universellement reconnus comme des chefs-d'œuvre du genre, ils
ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial
en 1997. Ils reflètent non seulement la grande importance métaphysique
de la beauté naturelle dans la culture chinoise, mais aussi
les évolutions politiques, économiques et culturelles
de la Chine ancienne.
Créés entre le XVIe et le XVIIIe siècles, à
l’apogée de l’art du paysagisme chinois, les jardins
classiques de Suzhou ont été conçus de manière
à combler tant l’esprit que le cœur des habitants
de la ville. Ces microcosmes, qui renferment tous les éléments
essentiels de la nature et de la culture – l’eau, la pierre,
les végétaux, les édifices, la poésie,
la peinture – contribuent aujourd’hui à l’étude
de l’architecture, des sciences humaines, de l’esthétique,
de la philosophie, de la botanique, de l’ingénierie hydraulique,
des sciences environnementales et du folklore de la Chine.